Dimanche 25 mars 2018 – La Provence mystérieuse

Pas gâtés par la météo « comme dit le proverbe, 

« Noël au balcon, Pâques au tison », ça commence bien, en ce jour de Rameaux nous avons ramé…

Un froid de canard, départ de Monteux avec l’espoir de voir percer le soleil dans la journée,

« Que nenni »

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22 cyclos ont bravé les derniers sursauts de l’hiver, pour une balade de 106 kms,

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Nathalie qui enfourchait pour la première fois un cyclo s’est bien débrouillée, 

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René notre vétéran n’était pas à la queue,

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Gisèle B nous a fait la joie de se joindre à nous pour cette balade, c’était un plaisir de la revoir, merci, à renouveler !!!!!!!!!!!!

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Gisou, l’assistance, très utile aujourd’hui avec comme copilote Marine, merci. 

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Ah, les Perez n’ont pas été à l’honneur, première panne de Guillaume avec son MBK, deuxième panne de Francis en GT 10, troisième panne de Claudine en Amigo et enfin Benjamin petit souci avec son Monkey (félicitations au mécano, ça va jaser….)  

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Le petit déjeuner est servi chez Jean à Robion, Jean qui est l’organisateur de cette balade culturelle et qui nous reçoit dans sa ferme, « la ferme des pendus » brrrrrrrrrr.

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Allez zou, il est temps de repartir, nous avons assez pris de retard avec ces pannes successives des Perez et notre maître s’impatiente, il nous donne les explications sur le programme de la journée, et c’est parti….

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Direction : Cabrières, village posé au pied des Monts de Vaucluse.

Cabrières se traduit étymologiquement par « pays des chèvres », l’origine venant du mot « chèvre », « Capra » en latin et « Cabro » en Provençal.

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Le château :

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Le château de Cabrières d’Avignon est situé au cœur du village, face au Luberon. Sa construction, située aux alentours du 12ème siècle est attribuée à la famille des Adhemar. Aujourd’hui, il reste le corps principal, une partie des remparts et des tours de garde. En 1545, lors des persécutions de Vaudois, l’importante communauté vaudoise choisit le lieu pour ses fortifications. Le 19 avril 1545, le siège est mis en place, il ne fallut attendre que quelques jours pour obtenir la reddition. Le château de même que le village furent entièrement rasés et la population lâchement abattue ou vendue comme esclaves.

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Le mur de la Peste

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Gravure de 1656 représentant un médecin de peste affublé de son masque au long bec caractéristique renfermant des épices pour éloigner l’odeur des cadavres supposée être la cause principale de l’épidémie, selon la théorie des miasmes.

En mai 1720, la « Grande Peste » fut apportée, à Marseille, par le Grand Saint Antoine, dont l’affréteur, l’échevin Estelle, malgré un décès suspect signalé par le capitaine Jean-Baptiste Chataud, voulut absolument débloquer sa cargaison pour commercialiser ses soieries à la Foire de Beaucaire qui débutait le 20 juillet. La peste ne fut officiellement déclarée que 67 jours après l’arrivée du navire.

En mars 1721, pour limiter la propagation de la maladie que les restrictions de circulation ne parviennent pas à contenir, le royaume de France, les territoires pontificaux d’Avignon et du Comtat Venaissin décident de se protéger par une ligne sanitaire matérialisée par un mur de pierres sèches entre la Durance et le Mont Ventoux, et gardé jour et nuit par les troupes françaises et papales empêchant tout passage. Les habitants furent ainsi réquisitionnés pour son édification, le mur devait empêcher toute relation entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné encore épargné.

Malgré les barrières naturelles que représentaient la Durance, le Rhône, le Verdon, le Var, l’Eygues et l’Orb, auxquelles s’ajouta le « Mur de la Peste », on a pu calculer que l’épidémie se déplaçait de 45 kilomètres par mois, en zone peuplée, avec des différences allant de 35 à 50 km / mois. Mais si le fléau atteignit les Préalpes et le Gévaudan, il ne dépassa pas Orange dans la vallée du Rhône et il s’arrêta aux portes de Saint-Genest-de-Beauzon, près de Largentière.

La peste atteignit Apt, le 25 septembre, et Carpentras le 24 octobre 1720, où l’on exposa les reliques de saint Siffren et le Saint-Clou pour éloigner le fléau.

Le vin trouva une place prépondérante parmi les désinfectants ou les médications. Durant toute la période 1720-1721, on conseilla des vins légers bus avec de l’eau pour ne pas enflammer le sang. Les vins blancs étaient recommandés. Pour désinfecter les lieux touchés par la peste on se servit du vinaigre des quatre voleurs. vole dans les Monts de V

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Saint Pantaleon

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Eglise paroissiale du 12e siècle placée sur un promontoire rocheux, à proximité du cimetière. La date de la construction de l’église n’est pas connue.

Les tombes rupestres datent du XIe ou du XIIe siècle, et plusieurs d’entre elles ont la taille de jeunes enfants. En effet l’église Saint-Pantaléon fait partie des « sanctuaires à répit », dans lesquels des enfants morts-nés reprenaient vie, dit-on, seulement le temps de leur baptême, avant leur mort définitive.at Venaissin de la peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence

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Le Pont Saint Julien

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Situé dans le massif du Luberon, près de la ville de Bonnieux, le Pont Julien fait partie intégrante de la Via Domitia, voie construite par les romains pour relier l’actuelle Italie à l’Espagne. Son nom est sous doute tiré de la ville proche d’Apt, anciennement appelée Apta Julia. La réalisation du Pont Julien a été construite sous l’impulsion de Domitius Ahenobarbus au début de notre ère, sous le Haut Empire entre l’an 27 avant J-C et l’an 14 après J-C, et permet de franchir le Calavon.

Le Pont Julien est une réalisation somme toute « modeste » par sa taille, d’environ 80 mètres de long et d’une largeur de 6 mètres. Sa portée est de 46 mètres tandis que la largeur de la chaussée est de 4,20 mètres. Ce pont se décompose en 3 arches en plein cintre, l’arche centrale étant surélevée par rapport aux deux arches se situant aux extrémités. La hauteur maximale du pont atteint au maximum 11,50 mètres. Entre chaque arche, les piles sont munies de baies cintrées afin de faciliter l’évacuation des eaux en cas de forte hausse du niveau du Calavon qui, à ce jour, n’a pas encore réussit à ébranler l’ouvrage. Ces piles sont également renforcées grâce à des becs semi-circulaires. L’ensemble de cet édifice est composé de grandes pierres de calcaire provenant des carrières environnantes.

Ce pont est aujourd’hui parmi les ponts routiers romains les mieux conservés de France et représente un des édifices les plus prestigieux de Provence. Traversé par les voitures jusqu’au printemps 2005, le pont est à présent « au repos »

 

Il est 14 heures, notre conteur Jean (prof d’histoire en retraite), passionné oublie l’heure mais pas nos estomacs qui tiraillent. Nous enfourchons nos montures.

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Nous traversons Lacoste ça grimpe dur, dur.

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Mais que la nature est belle, les amandiers en fleurs, la nature qui s’éveille, éclosion des premières fleurs, le vert réapparaît peu à peu dans les prés, le printemps s’installe doucement……….très doucement !!!!

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C’est le retour à la case départ.

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Panne de Robert avec le Peugeot 105 « tube d’essence débranché ».

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Regroupement, certains en profite pour remettre du carburant.

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Chez Jean, les tables sont installées, l’apéro servi et hop, il ne reste rien dans les plats, oh les morfalous…place au pic-nic, à table sous abri ou dehors pour profiter du soleil qui a fait une apparition.

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La journée s’achève.

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Retour sur Monteux, merci Jean pour ta prestation, nous ne l’oublierons pas, même les non passionnés d’histoire auront retenu tes leçons, tu en as tant et tant à nous raconter sur notre belle Provence, alors, pourquoi pas, à une autre fois……

 

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